Tout savoir sur le Flexitarisme

Flexitarisme

Selon FranceAgriMer, la consommation de viande par an des Français a diminué de 7% entre 1998 et 2014, et nouveaux modes de consommation n’y sont pas pour rien. Le comparatif des régimes vous présente l’un des moins connus, et pourtant pratiqué par beaucoup…

Le flexi-quoi ?

Ça vient d’où ?

Le terme flexitarien, formé à partir des mots «flexible» et «végétarien», est peu connu du grand public ; pourtant, il est apparu sur la liste des «mots de l’année» aux États Unis en 2003 !

Ce n’est qu’en Mai 2018 que le mode alimentaire « flexitarisme » est entré au Petit Larousse.

Alors, qu’en est-il de sa définition ?

Le flexitarisme, c’est un(e) mode alimentaire consistant à réduire – et non pas stopper – sa consommation de protéines animales (viande et poisson). Un flexitarien, c’est un peu un végétarien à temps partiel : il s’autorise à manger de la viande et du poisson mais se préoccupe de sa quantité (en manger moins) et de sa qualité (en manger mieux). Ainsi, les adeptes du flexitarisme refusent de s’enfermer dans une case alimentaire exclusive, tout en ayant conscience de la nécessité de changer de mode de consommation quant aux produits animaux. C’est pourquoi ils sont plus locavores, plus écolos, plus raisonnés et plus responsables.

Quelles sont les bases de ce régime alimentaire ?

Le régime alimentaire des flexitariens est basé sur 2 tendances : l’une allant vers une diminution de la consommation de viande, et l’autre allant vers l’augmentation de celle des végétaux.

C’est pourquoi leurs repas ressemblent beaucoup à ceux des végétariens : ils privilégient la consommation de fruits et légumes de saison, de légumineuses, de céréales, d’oeufs et de produits laitiers. 

En effet, le point d’honneur est mis sur les bienfaits des légumineuses, riches en protéines végétales et rassasiantes (lentilles, pois chiches…) associées à des céréales (riz, quinoa, épeautre…). 

Hors, à la différence du végétarien, le flexitarien s’accorde le droit occasionnellement de manger du poisson ou de la viande, que cela soit par envie, par praticité (lors d’une invitation à un repas) ou même par plaisir. Il apprécie la (bonne !) viande et ses vertus nutritionnelles (protéines, fer…), mais a conscience des enjeux que représente sa consommation excessive.

Ainsi, dans la recherche d’une meilleure alimentation, tous les groupes d’aliments sont consommés par un flexitarien, c’est la fréquence de consommation qui va varier.

Pourquoi devenir flexitarien ?

Le flexitarisme est basé sur la recherche d’un plaisir gourmand, sain et responsable. En effet, les  flexitariens sont préoccupés par leur santé, celle de leur planète et celle des animaux.

Pour ma santé

Le flexitarien se préoccupe dans un premier temps de sa santé, en consommant des produits de meilleure qualité. 

En effet, le flexitarien, quand il consomme de la viande, choisit des morceaux de qualité (label rouge, bio…) qu’il achète chez le boucher. De même quand il consomme du poulet, il le choisit bio ou fermier. Cette tendance à la diminution est motivée par les nombreuses études avertissant des effets nocifs de la consommation importante de viande sur la santé, tels que les cancers de la sphère digestive, maladies cardiovasculaires, l’obésité…

Pour le reste, il préfère acheter ses fruits et légumes bio et en passant par le moins d’intermédiaires possible, voire les cultiver lui même ; plutôt que d’acheter en supermarché des produits traités aux pesticides qui ont peut être fait le tour du monde avant d’arriver dans son assiette.

Tous les bienfaits de ce mode de consommation résident dans l’équilibre : il est conseillé de ne pas manger de poisson et de viande plus de deux fois par semaine, et d’équilibrer les repas sans viande pour qu’ils compensent tous les besoins en protéines.

Pour l’environnement

C’est ensuite la santé de la planète qui entre en jeu : réduire sa consommation de produits animaux a un impact certain sur l’environnement. La raison est simple, si la demande diminue, la production diminue, donc il y aura moins de gaz à effet de serre engendrés par les élevages. Évidemment, il faudrait que la consommation mondiale de viande diminue de manière significative pour que de tels effets soient visibles sur l’environnement, mais chacun peut apporter sa pierre à l’édifice en adoptant le flexitarisme. De la même manière, la surpêche des poissons mène à l’extincition des espèces : consommer moins décourage alors la surproduction.

Pour la cause animale

Enfin, le flexitarien est sensible à la cause animale. 

Depuis quelques années, notamment avec la tendance au végétarisme, les projecteurs ont été mis sur les conditions d’élevage déplorables des animaux destinés à la consommation. Sensibilisés à ce sujet, cela constitue une motivation supplémentaire pour adopter le flexitarisme.